Journée d'étude - Fondation pour la mémoire de la Déportation

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Catégorie
Journée d'étude
Date
vendredi 26 novembre 2021 00:00 - samedi 27 novembre 2021 00:00
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Les associations d’anciens déportés en France. Histoire, mémoire, avenir 

 

Problématique et appel à communication pour deux journées d’étude

envisagées par la Fondation pour la mémoire de la Déportation

en novembre 2021

 

  

Coordinateurs :

Henning Fauser, maître de conférences (langue et civilisation allemande) à l’université de Nantes

Yves Lescure, directeur général de la Fondation pour la mémoire de la Déportation, rédacteur en chef de la revue En Jeu.

 

Résumé :

Ces journées d'étude seront consacrées aux associations d’anciens déportés de France, leurs liens avec les associations de déportés d’autres pays ainsi qu’avec le monde associatif et politique. Elles serviront également à interroger les acteurs de mémoire contemporains sur la conception qu’ils se font aujourd’hui de leur mission, à travers leurs rapports avec le monde enseignant et la communauté éducative en
général, leur contribution à l’historiographie et leurs rapports avec les pouvoirs publics, les médias, impactés par la transition générationnelle qui s’opère avec la disparition progressive des témoins. 

Mots clés : déportation, fédérations, associations, anciens déportés, mémorial, témoigner

 

Argumentaire :

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, rentrés de captivité, les rescapés des camps de concentration et d’extermination se sont constitués en associations nationales et internationales, dans un double but mémoriel et historique.

Ils entendaient entretenir le souvenir de leurs camarades disparus, évoquer leurs souffrances, porter témoignage de ce qu’ils avaient vécu devant leurs concitoyens, organiser l’aide juridique, médicale et sociale pour leurs adhérents, se réinsérer dans la vie active, encourager l’historiographie et les travaux historiques qui permettraient de mieux comprendre et expliquer « l’univers concentrationnaire » (David Rousset).

Les fédérations avaient, entre autres, pour vocation de faire valoir et de défendre les droits des rescapés auprès des pouvoirs publics.

Parallèlement, et souvent sous leur impulsion, ont été créés et aménagés sur les sites historiques des anciens camps de concentration des mémoriaux dirigés par des historiens allemands, autrichiens, polonais, tchèques ou français, quand ces sites, souvent utilisés à d’autres fins après la guerre, ont pu être rendus à leur vocation historico-mémorielle. Sous la double impulsion de ces historiens et des représentants associatifs, ces lieux, placés en vertu d’accords internationaux, sous la tutelle des États, ont été aménagés pour favoriser l’action éducative et la transmission de l’histoire, tout en demeurant des « sanctuaires » ou des « nécropoles ».

Le Comité de rédaction de la revue En Jeu, Histoire et Mémoires vivantes de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation propose de consacrer, en novembre 2021, une ou deux journées d’étude à ces questions, destinées :

  • En première partie, à faire le point des recherches et des travaux historiques sur les associations d’anciens déportés de France, leurs liens avec celles de déportés d’autres pays (dont par exemple la FIR et la FILDIR en Europe, la VVN en RFA, le KdaW en RDA, le ZBoWid en Pologne, etc.) ainsi qu’avec les Comités internationaux des camps[1]. Au-delà du mouvement déporté proprement dit, on pourra interroger son implication dans d’autres mouvances associatives et politiques françaises, compte tenu en particulier du contexte de la guerre froide[2].

Le rôle du monde associatif de la déportation dans la diffusion des usages publics de l’histoire est une composante incontournable de cette première partie. L’étude de l’influence de personnalités qui ont pu orienter ou déterminer l’action des associations dans cette période d’après-guerre, et qui sont parfois restées hors du champ historiographique, sera aussi d’un grand intérêt.

Enfin parce qu’il traduit leur volonté de dire et de faire comprendre une histoire vécue, on étendra la réflexion au rôle des déportés et de leurs associations dans la transmission de la mémoire de la déportation, dans la lutte contre le négationnisme, dans la formation d’une mémoire collective en France et en Europe, et dans la perception de l’Allemagne et des Allemands qui en est découlée.

  • En deuxième partie à interroger les acteurs de mémoire contemporains (fondations, associations et amicales de camp, responsables des lieux de mémoire de la déportation) sur la conception qu’ils se font aujourd’hui de leur mission, à travers leurs rapports avec le monde enseignant et la communauté éducative en général, leur contribution à l’historiographie et leurs rapports avec les pouvoirs publics, les médias, impactés par la transition générationnelle qui s’opère avec la disparition progressive des témoins.

Cet appel à contribution s’adresse aux historiens, chercheurs, responsables associatifs et de lieux de mémoire, qui en raison de leurs compétences et de leur expérience dans les domaines cités, pourraient proposer une communication de vingt minutes lors de ces journées d’étude.

Leurs communications sont destinées à être publiées ensuite dans la revue En Jeu, Histoire et Mémoires vivantes de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, de juin 2022.

Formulées d’abord sous forme d’un bref argumentaire d’une quinzaine de lignes, accompagné d’une courte présentation de l’auteur, leurs propositions sont à envoyer aux coordinateurs pour le 30 juin 2021 au plus tard : et .

Elles seront soumises au Comité de rédaction qui les examinera et décidera, pour la fin du mois de juillet, de la suite à leur donner.

Les modalités d’organisation des journées d’études seront précisées en septembre. Les frais de déplacement seront pris en charge à hauteur de 250 euros et les hôtels éventuels réservés par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation sur demande des intéressés.

Les versions écrites destinées à être publiées dans la revue en juin 2022 devront parvenir au plus tard le 15 mars 2022 au Secrétariat de rédaction, selon les normes requises pour cette revue.

Elles ne devront pas excéder 30 000 signes, notes de bas de pages comprises.

Nota 1 : Selon la situation sanitaire en novembre, il est prévu de jumeler si nécessaire, une solution présentielle limitée avec une solution associée en visioconférence.

Nota 2 : les communications en langue étrangère devront parvenir en version écrite aux coordinateurs pour le 31 octobre 2021.

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Vereinigungen ehemaliger KZ-Häftlinge in Frankreich. Geschichte, Erinnerung, Zukunft. Call for Papers für zwei von der Fondation pour la Mémoire de la Déportation geplante Tagungen

Nach ihrer Rückkehr aus der Gefangenschaft am Ende des 2. Weltkriegs bildeten Überlebende der Konzentrations- und Vernichtungslager nationale und internationale Vereinigungen.

Ihr Ziel war es, die Erinnerung an ihre getöteten Kameraden wachzuhalten, vor ihren Mitbürgern Zeugnis über das Erlebte abzulegen, juristische, medizinische und soziale Unterstützung für die Mitglieder zu organisieren, deren Wiedereingliederung in das Berufsleben zu erleichtern und die historische Forschung zu fördern, um ein besseres Verständnis und eine Erklärung des „KZ-Universums“ (David Rousset) zu ermöglichen. Des Weiteren bestand die Rolle der Verbände darin, die Rechte der Überlebenden gegenüber den Behörden geltend zu machen und zu verteidigen.

Zur gleichen Zeit, und oft auf Anregung der Überlebenden, wurden an den historischen Stätten der ehemaligen Konzentrationslager unter der Leitung deutscher, österreichischer, polnischer, tschechischer oder französischer Historiker Gedenkstätten eingerichtet. Nach dem Krieg waren diese Orte oft für andere Zwecke genutzt worden und konnten somit nun der Dokumentations- und Gedenkarbeit dienen. Durch die Initiative von Historikern und Vertretern der Häftlingsverbände wurden diese Stätten, die durch internationale Abkommen unter staatlicher Obhut stehen, weiter ausgebaut um die historische Bildungsarbeit zu fördern, während sie gleichzeitig „heilige Orte“ oder „Nekropolen“ blieben.

Die Redaktion der Zeitschrift En Jeu, Histoire et Mémoires vivantes der Fondation pour la Mémoire de la Déportation möchte diesen Fragen im November 2021 eine oder zwei Tagungen widmen. Diese sollen den folgenden Zielen dienen:

1. Zum einen soll ein Überblick über neuere Forschungsarbeiten zu den französischen Häftlingsvereinigungen und deren Verbindungen mit den Überlebendenverbänden anderer Länder (z. B. der FIR und der FILDIR in Europa, der VVN in der BRD, dem KdaW in der DDR oder dem ZBoWid in Polen) und mit den Internationalen Lagerkomitees[3] gegeben werden. Außerhalb des Kreises der ehemaligen Häftlinge kann auch deren Zusammenarbeit mit anderen Vereinigungen oder politischen Organisationen betrachtet werden, insbesondere im Kontext des Kalten Krieges[4].

Ein weiterer wesentlicher Bestandteil dieses ersten Teils ist die Rolle der Überlebendenvereinigungen bei der Verbreitung und Aneignung der Geschichte der Konzentrationslager. Von großem Interesse wird ebenso die Untersuchung des Einflusses von Persönlichkeiten sein, die diese Vereinigungen geleitet und deren Handeln in den Jahren und Jahrzehnten nach dem 2. Weltkrieg bestimmt haben, jedoch von der Forschung oftmals vernachlässigt worden sind.

Schließlich sollen – gemäß dem Wunsch der Überlebenden, ihre Erfahrungen zu erzählen und begreiflich zu machen – auch die Rolle der Deportierten und ihrer Verbände bei der Weitergabe der Erinnerung an die Deportation, beim Kampf gegen die Holocaustleugnung, bei der Bildung eines „kollektiven Gedächtnisses“ in Frankreich und in Europa untersucht werden.

2. Im zweiten Teil sollen die gegenwärtigen Akteure des Gedenkens (Vertreter von Stiftungen, Verbänden, Lagergemeinschaften und Gedenkstätten) zu ihrem heutigen Selbstverständnis befragt werden. Dies umfasst ihre Beziehungen zu Forscher.innen und Lehrer.innen, ihren Beitrag zur historischen Forschung und ihre Beziehungen zu Behörden und Medien. Schließlich soll auch der Generationswechsel innerhalb dieser Organisationen thematisiert werden, der sich mit dem allmählichen Verschwinden der letzten Zeitzeugen vollzieht.

Dieser Call for Papers richtet sich an Historiker.innen, Forscher.innen, Vertreter.innen der Häftlingsvereinigungen und Gedenkstättenmitarbeiter.innen, die aufgrund ihrer Kenntnisse und Erfahrungen in den oben genannten Bereichen einen zwanzigminütigen Vortrag zu einem dieser Themen halten können.

Ihre Beiträge sollen in der nächsten Ausgabe (Juni 2022) der von der Fondation pour la Mémoire de la Déportation herausgegebenen Zeitschrift En Jeu, Histoire et Mémoires vivantes veröffentlicht werden.

Die Beitragsvorschläge in Form eines Abstracts von etwa fünfzehn Zeilen und einer Kurzvita sind bis spätestens 30. Juni 2021 an die Organisatoren Henning Fauser und Yves Lescure zu schicken: und .

Nach Begutachtung der Beitragsvorschläge entscheidet die Redaktion der Zeitschrift En Jeu, Histoire et Mémoires vivantes bis Ende Juli 2021 über Teilnehmer und Form der Tagungen.

Die genauen Modalitäten für die Organisation der Tagungen werden im September 2021 festgelegt. Die Reisekosten sind auszulegen und werden von der Fondation pour la Mémoire de la Déportation bis zu einer Höhe von 250 Euro erstattet. Die Übernachtungskosten in Paris werden übernommen und etwaige Hotels reserviert.

Die schriftliche Ausführung der Vorträge, die im Juni 2022 in der Zeitschrift En Jeu, Histoire et Mémoires vivantes veröffentlicht werden sollen, sind bis zum 15. März 2022 bei deren Redaktion einzureichen, entsprechend den Vorgaben dieser Zeitschrift. Sie sollten 30.000 Zeichen nicht überschreiten, einschließlich Fußnoten.

Abhängig von der Pandemielage im November ist geplant, wenn nötig eine Präsenztagung in begrenzter Form mit einem Onlineformat (Videokonferenz) zu verbinden.

Tagungssprache ist Französisch. Vorträge in anderen Sprachen sind den Organisatoren bis spätestens 31. Oktober 2021 in schriftlicher Form zu übermitteln, um eine Übersetzung zu gewährleisten.

 

[1] Voir par exemple Neumann-Thein Philipp, Parteidisziplin und Eigenwilligkeit. Das Internationale Komitee Buchenwald-Dora und Kommandos, Göttingen 2014.

[2] Kuby Emma, Political Survivors. The Resistance, the Cold War, and the Fight against Concentration Camps after 1945, Ithaca 2019.

[3] Siehe dazu zum Beispiel Neumann-Thein Philipp, Parteidisziplin und Eigenwilligkeit. Das Internationale Komitee Buchenwald-Dora und Kommandos, Göttingen 2014.

[4] Kuby Emma, Political Survivors. The Resistance, the Cold War, and the Fight against Concentration Camps after 1945, Ithaca 2019.